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15/12/2012

Songe d’une nuit d’hiver

Voici quelques jours, Tours a revêtu ses habits de lumières. En secret dans la nuit, tous attendent la neige et ses multiples étoiles pétillant dans le ciel noir de l’hiver. Boulevard Heurteloup, le grand nord s’est invité. Les petits chalets de bois sont les théâtres de la création artisanale. Tout un travail de mise en scène nous est révélé : les guirlandes, les couronnes, les boules, les bougies, les santons, la verrerie, les parures… avec les parfums de cannelle qui se dégagent des pains d’épices et autres vins chauds. Cadeaux à offrir, plaisir de goûter, halo d’imaginaire…

Baladez-vous, dans les rues, ruelles et boulevards enluminés. Lèches vitrines animés de spots et tintés de jingles cristallins. Tournez, prenez à droite, puis à gauche. Et là… comme une malle de voyage, s’ouvrent  les halles, bedonnantes de galantines et foies gras, d’huitres et caviars, d’ananas et pommes d’amour. Dans ses allées, l’esprit de fête nous vient d’ici et du bout du monde. Au pays de Rabelais les viandes, les poissons, les fruits et les légumes, les fromages, les vins et les épices s’esbaudissent sur les étals enguirlandés. Souvenirs, émotions, refrains de notre enfance.  Les halles sont en fête. Commerçants et clients jouent avec complicité, troquant  conseils et avis, échangeant recettes et souvenirs.

Bon imaginaire, et bonne fêtes à tous !

 

Texte Paula Pinheiro / Photos François Lison

 

14/12/2012

Croquons l’art dans un McDo d’ici

Bernard Simmenauer,  gérant des McDonald’s de l’agglomération de Tours, refuse l’idée de la ville limitée à ses fonctions. Pour lui, la ville est créatrice d’elle-même. Elle invente son œuvre. Il y a dans « l’art dans la ville », des pas, des passages, des directions, des croisements, des flâneries et des errances. Les artistes accompagnent.

Lors d’une exposition de Laurence Dréano, sculpteur et peintre, Bernard Simmenauer a aimé la face ludique du travail de l’artiste. Il imagine une rencontre. Celle où la concrète évidence d’un lieu de passage et de vie se mêlerait au monde de l’imaginaire. Une dérive en quelque sorte vers une liberté que l’on aimerait posséder.

Pour Laurence Dréano, l’art est un mouvement dynamique libre qui ne peut être renfermé dans un quelconque espace. Dans son œuvre, les émotions primaires positives sont épanouies. La féminité, toujours présente, anime les lieux visités. Son  Art Idéaliste se consomme avec gourmandise. Pour elle, parce que « le bonheur tient en une seconde, plus une seconde, plus une seconde… son travail porte sur l’instant de vie ». Dans son travail, l’artiste se consacre exclusivement à l’expression du corps. La lumière a son importance ; elle développe la sensualité des formes rondes et généreuses.

Bernard Simmenauer aime cette vision. En 2012, une collaboration naît entre Laurence Dréano et le patron du nouveau  Mac Do de Joué les Tours.  Ivre de joie (*) est en naissance. Un homme tient par la main une femme dans les airs. Une danse, un envol, une union aussi, tout en apesanteur, symbolise l’amour, l’amitié, la fraternité. Dans cette sculpture monumentale de cinq mètres et de trois cent kilos, l’équilibre est là, dans une instabilité apparente. La perspective est restée libre. Dans un extrait de paysage, l’œuvre rythme l’espace. Elle est pulsation. Tout en résine, sa peau laquée invite à la caresse. L’œuvre est une légère liberté protectrice qui réinvestit le temps. Elle fait oublier les verticales, horizontales et obliques qui structurent nos villes. Entre hallucination et réalité, Ivre de joie (*) devient vertige, témoignage d’une nouvelle conception d’un monde, magie d’amour.

Avec magie encore, François Lison, photographe du magazine VILLA DECO, traduit l’élan de Laurence Dréano. Il réinvente dans son monde la douceur et la joie de vivre de l’artiste.

(*) : L’œuvre Ivre de joie est visible au 16 Boulevard des Bretonnières à Joué-Lès-Tours

 

Texte : Paula Pinheiro / Photos : François Lison

 

 

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